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Abandon de NDDL : un "déni de démocratie" pour la maire de Nantes

L'annonce de l'abandon du projet de transfert de l'aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes par le Premier ministre mercredi est un "déni de démocratie", a considéré la maire de Nantes Johanna Rolland, favorable au projet, lors d'une conférence de presse.

La maire socialiste de Nantes Johanna Rolland à l'Hôtel de Ville de Nantes, le 2 mai 2016 La maire socialiste de Nantes Johanna Rolland à l'Hôtel de Ville de Nantes, le 2 mai 2016

L'annonce de l'abandon du projet de transfert de l'aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes par le Premier ministre mercredi est un "déni de démocratie", a considéré la maire de Nantes Johanna Rolland, favorable au projet, lors d'une conférence de presse.

"Cette décision est un mauvais coup porté au Grand Ouest et pour nous une trahison, un déni de démocratie. Cette décision bafoue l’expression démocratique qui s'est exprimée le 26 juin 2016", lors d'une consultation locale en Loire-Atlantique, a-t-elle réagi. "L’État dit +votre vote ne compte pas+, cette décision affaiblit cet État de droit", a affirmé la maire socialiste, rappelant les "180 décisions de justice, toutes favorables au transfert".

"Oui, à Paris, on a deux aéroports internationaux mais Paris n’est pas toute la France. Ici dans l’Ouest, le trafic est en forte augmentation et tout le monde convient qu'une réponse est nécessaire", a-t-elle ajouté.

Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé mercredi, après 50 ans de tergiversations sur ce projet, son abandon, préconisant à la place d'adapter à l'évolution du trafic les aéroports existants de Nantes, Rennes et Brest.