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Delphine Batho candidate à la tête du PS

L'ex-ministre PS de l'Ecologie Delphine Batho annonce sa candidature au poste de premier secrétaire du Parti socialiste, un parti devenu "une petite mafia politique" dont elle espère "changer le système", lundi dans un entretien au Parisien. 

Delphine Batho (c), le 14 novembre 2017 à l'Assemblée nationale, à ParisDelphine Batho (c), le 14 novembre 2017 à l'Assemblée nationale, à Paris

L'ex-ministre PS de l'Ecologie Delphine Batho annonce sa candidature au poste de premier secrétaire du Parti socialiste, un parti devenu "une petite mafia politique" dont elle espère "changer le système", lundi dans un entretien au Parisien. 

Cinq candidats se sont désormais déclarés pour la présidence du PS: outre Mme Batho, l'ancien ministre Stéphane Le Foll, le patron des députés PS Olivier Faure, le député du Val-de-Marne Luc Carvounas et le député européen Emmanuel Maurel. Julien Dray a indiqué dimanche "penser sérieusement" à se présenter. La clôture des candidatures est fixée au 27 janvier.

"Je ne peux pas laisser faire ! Je suis candidate pour l'espérance et changer le système", lance Delphine Batho. 

"Je conteste de A à Z les modalités d'organisation de ce congrès de confiscation, dans ce qui n'est plus un parti mais une petite mafia politique avec ses parrains, ses lieutenants, ses exécutants", poursuit-elle. 

La députée Nouvelle Gauche des Deux-Sèvres, qui avait été évincée du ministère de l'Ecologie en 2013 pour avoir critiqué le budget, affirme être "une candidate libre" qui se présente "sans les parrains, sans les barrons, sans les fausses cartes, en dehors de tout courant".

"Que les choses soient claires, j'irai jusqu'au bout. Les liquidateurs de l'espérance, le verrouillage de l'appareil, ça suffit !", assure Delphine Batho.

Elle "lance un appel à la mobilisation, à tous ceux qui refusent ce système: venez-vous battre, forcez les portes."   

Concernant les candidats annoncés, ce sont "ceux de la reconduction du même système" déplore l'ex-ministre avant de préciser : "En aucun cas je n'aurais été candidate contre Najat Vallaud-Belkacem". Cette dernière a annoncé le 3 janvier qu'elle ne briguerait pas la tête du parti lors de son congrès en avril.

"Ma candidature vient de loin, des combats pour l'éducation, l'anti-racisme, l'écologie. Je ne suis pas candidate pour changer les individus, mais les règles du système", affirme Delphine Batho pour qui : "Il faut évidemment partir à la reconquête des catégories populaires, des territoires ruraux, de la jeunesse, sans laquelle il n'y a pas d'élan possible pour la gauche."

Interrogé sur RFI, Luc Carvounas, également candidat, a dit comprendre "le ressenti de Delphine Batho. Depuis des mois, on lit dans la presse que quelques uns se réunissent quasiment en conclave pour décider à la place des militants".

"Je constate surtout qu'en fait, toutes les candidatures qui se sont déclarées depuis une petite semaine sont des candidatures - ils le disent d'ailleurs quasiment tous - par défaut, puisqu'ils voulaient soutenir tous Najat Vallaud-Belkacem". "Moi je suis parti en campagne très tôt. Je suis en campagne depuis des mois", a-t-il ajouté.