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Griveaux: pas de "cagnotte fiscale" à redistribuer

Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, a rejeté dimanche l'idée d'une "cagnotte fiscale" qui pourrait être utilisée pour améliorer le pouvoir d'achat des Français, avec l'amélioration de la croissance et de meilleures rentrées fiscales.

Benjamin Griveaux, au cours d'une conférence de presse le 8 décembre 2017 à l'ElyséeBenjamin Griveaux, au cours d'une conférence de presse le 8 décembre 2017 à l'Elysée

Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, a rejeté dimanche l'idée d'une "cagnotte fiscale" qui pourrait être utilisée pour améliorer le pouvoir d'achat des Français, avec l'amélioration de la croissance et de meilleures rentrées fiscales.

"Considérer qu'il y a une cagnotte dans un pays qui depuis plus de 40 ans vote un budget en déséquilibre, qui a accumulé quasiment 100% de la richesse nationale en dette, ce n'est pas une cagnotte", a-t-il déclaré au "Grand rendez-vous" de CNews, Europe 1 et Les Echos.

"Notre objectif c'est de faire en sorte que pour nos enfants, la génération d'après, la dette soit moins importante", a-t-il fait valoir.

"On vise un objectif d'avoir des déficits réduits au maximum - autour de 1% à la fin du quinquennat -, parce que nous considérons qu'un Etat endetté n'a pas la possibilité de mettre en place les politiques qu'il souhaite", a souligné le porte-parole du gouvernement. 

"C'est retrouver de la souveraineté que de s'attaquer à la dette et aux déficits", a-t-il conclu.

Benjamin Grivaux a par ailleurs confirmé que la suppression annoncée des cotisations sur les heures supplémentaires serait effective "à l'horizon 2020".

"Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron s'est engagé à dire qu'il fallait supprimer les cotisations sur les heures supplémentaires", a-t-il rappelé. "Ce sera fait à l'horizon 2020. Pas avant pour une raison simple, nous avons une question de sérieux budgétaire à tenir, une trajectoire, des engagements que nous avons pris vis à vis de nos partenaires européens".

"Ce sera fait. Pourquoi ? Toujours dans la même logique, il faut que la travail paie mieux (...) On supprime les cotisations sur les heures supplémentaires", a-t-il martelé.

Le 6 février, le Premier ministre Édouard Philippe avait évoqué lui-même la "désocialisation" des heures supplémentaires, c'est-à-dire la suppression des cotisations des employeurs et des salariés, à l'horizon 2020.