twitter facebook chevron-right

La défiscalisation des heures supplémentaires pas enterrée

Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a confirmé mercredi que le gouvernement allait mettre en oeuvre l'exonération fiscale des heures supplémentaires promise par Emmanuel Macron pendant la campagne mais qui ne figure pas dans les récentes mesures annoncées par le Premier ministre Edouard Philippe.

Le ministre Gérald Darmanin lors des questions d'actualité à l'Assemblée nationale le 12 juillet 2017Le ministre Gérald Darmanin lors des questions d'actualité à l'Assemblée nationale le 12 juillet 2017

Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a confirmé mercredi que le gouvernement allait mettre en oeuvre l'exonération fiscale des heures supplémentaires promise par Emmanuel Macron pendant la campagne mais qui ne figure pas dans les récentes mesures annoncées par le Premier ministre Edouard Philippe.

"Vous avez raison, c'est cette majorité qui va faire la défiscalisation des heures supplémentaires, celle que le candidat François Fillon a refusé de mettre dans son programme présidentiel", a déclaré M. Darmanin lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, répondant à la députée LR Frédérique Meunier.

Le ministre n'a toutefois pas donné plus de détail sur le calendrier de cette réforme.

Mesure emblématique du quinquennat Sarkozy et de son "travailler plus pour gagner plus", l'exonération des heures supplémentaires a été annulée en 2012, dès l'élection de François Hollande. Une décision contestée, y compris à gauche, pour ses effets néfastes sur le pouvoir d'achat des salariés modestes.

Emmanuel Macron, alors qu'il était en campagne présidentielle, avait promis de rétablir l'exonération des cotisations sociales pour les heures supplémentaires.

Mais cette mesure n'a été évoquée ni dans le discours de politique générale qu'Edouard Philippe a prononcé le 4 juillet, ni dans son entretien aux Echos publié mercredi. Elle ne figure pas non plus dans le document d'orientation budgétaire transmis mardi aux parlementaires.

Selon une étude de l'Observatoire français de la conjoncture économique (OFCE), cette exonération coûterait trois milliards d'euros par an en moyenne au cours du quinquennat et pourrait détruire près de 19.000 emplois à l'horizon 2022.