twitter facebook chevron-right

Loi immigration: Collomb dit sa "confiance" avant les débats à l'Assemblée

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb dit, dans le Journal du dimanche (JDD), sa "confiance en la majorité" à la veille du début de l'examen du projet de loi "immigration et asile", qui divise parmi les députés LREM.

Gérard Collomb à l'Assemblée nationale, le 11 avril 2018 à ParisGérard Collomb à l'Assemblée nationale, le 11 avril 2018 à Paris

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb dit, dans le Journal du dimanche (JDD), sa "confiance en la majorité" à la veille du début de l'examen du projet de loi "immigration et asile", qui divise parmi les députés LREM.

"J'ai toute confiance en la majorité qui saura, j'en suis sûr, faire preuve de responsabilité", affirme le ministre.

Une frange des députés de La République en marche (LREM) s'est déclarée hostile au volet "fermeté" de ce projet de loi, dont l'examen débute lundi à l'Assemblée nationale: allongement de la durée maximale de rétention pour les immigrés en attente d'expulsion et réduction du délai d'appel pour les déboutés notamment.

"J'ai reçu plus de 200 députés de la majorité mais aussi issus de tous les groupes politiques. Ce texte a fait l'objet d'une intense concertation", explique Gérard Collomb.

"Nous sommes parvenus à construire des compromis sans jamais nous compromettre", ajoute-t-il.

Mardi, le chef de file des députés LREM Richard Ferrand a rappelé à l'ordre les contestataires de son groupe, les incitant à renoncer à défendre des amendements dans l'hémicycle, et agitant une menace voilée d'exclusion.

En dépit de cet avertissement, une vingtaine de députés ont déposé des amendements. La plupart d'entre eux devraient au final s'abstenir, un vote contre pouvant être synonyme d'exclusion.

"Je n'ai jamais été pour l'exclusion, même quand j'étais au PS", commente M. Collomb. "Je ne vais pas changer maintenant. Je crois au pouvoir de conviction mais aussi à une éthique de responsabilité."

"Nous sommes bien loin du tout-répressif dont nous sommes parfois accusés", assure le ministre, en mettant en avant "des mesures protectrices, par exemple, pour les femmes victimes de violences conjugales, les jeunes filles menacées d'excision", et "des mesures pour l'attractivité" de la France.