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Présidentielle: comptes de campagne validés, 10,7 millions d'euros pour le FN

La commission des comptes de campagne a validé les dépenses de Marine Le Pen à la présidentielle de 2017, ce qui permettra au FN d'être remboursé de près de 10,7 millions d'euros, a indiqué à l'AFP lundi le trésorier du FN Wallerand de Saint-Just.

Marine Le Pen et Wallerand de Saint-Just lors d'une conférence de presse sur le thème "La démocratie française menacée par les oligarchies financières" à Paris le 22 novembre 2017Marine Le Pen et Wallerand de Saint-Just lors d'une conférence de presse sur le thème "La démocratie française menacée par les oligarchies financières" à Paris le 22 novembre 2017

La commission des comptes de campagne a validé les dépenses de Marine Le Pen à la présidentielle de 2017, ce qui permettra au FN d'être remboursé de près de 10,7 millions d'euros, a indiqué à l'AFP lundi le trésorier du FN Wallerand de Saint-Just.

Le FN a reçu la semaine dernière un avis dans ce sens et "c'est une bonne nouvelle", a déclaré le responsable du parti d'extrême droite, qui a des difficultés à se financer et dont plusieurs comptes ont été récemment clôturés par la Société Générale.

Le Front national a dépensé 12,4 millions d'euros pour ce scrutin et la commission (CNCCFP) versera au FN "avant la fin du mois" de janvier 10.691.775 euros, soit le maximum auquel a droit un candidat à la présidentielle parvenu au second tour, selon M. Saint-Just.

"La campagne a été une réussite parfaite sur le plan financier alors que nous n'avions pas accès aux banques", s'est réjoui le dirigeant frontiste.

Restera toutefois à la charge du FN le remboursement des intérêts de deux prêts, de 6 millions d'euros au total, que Marine Le Pen avait contractés pour la présidentielle auprès de Cotelec, le micro-parti de son père, à défaut de pouvoir emprunter aux banques.

La présidente du FN a lancé mi décembre un "emprunt patriotique" après la fermeture de plusieurs comptes bancaires du parti par la Société Générale et de son compte personnel par HSBC, signes selon elle d'une "persécution".

Les comptes des onze candidats à la présidentielle, déposés à la CNCCFP et publiés au Journal officiel le 3 août, ont été épluchés par la Commission pendant cinq mois. Selon Le Parisien, tous les comptes ont été validés malgré des "dysfonctionnements" supposés au sein de la CNCCFP, dénoncés par un des rapporteurs, qui a présenté sa démission.