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Boris Vallaud dénonce un exécutif qui gouverne "à coups de trique"

Le député PS, ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée sous François Hollande, dénonce la méthode d'Emmanuel Macron et Édouard Philippe à l'égard du pouvoir législatif. Un "césarisme républicain" face à un Parlement "faible", déplore-t-il.

Il est l'un des seuls parlementaires à être passé de la présidence de la République à l'Assemblée nationale. Du cœur du réacteur de l'exécutif au rôle de député de l'opposition, une réalité bien différente renforcée par la méthode de gouvernance du nouveau président de la République. "Tout est mise en scène ! Tout est une mise en scène !, fustige Boris Vallaud. On est censés être dans la co-construction des lois, on est en permanence dans les ordonnances. Les débats parlementaires, ils sont de pure forme !"

"Le Parlement est faible"

Pour le député socialiste, l'enchaînement des réformes au pas de charge montre un exécutif "qui ne doute jamais, qui avec la force de leurs certitudes avance et n'écoute qui lui-même". Pour Boris Vallaud c'est un "problème dans une démocratie".

Parlementaire depuis 9 mois, Boris Vallaud juge sévèrement la réalité de l'Assemblée nationale : "J'ai le sentiment que beaucoup de textes sont examinés de façon expéditive. En réalité, le Parlement est faible. Il est faible de la faiblesse de ses moyens, de la faiblesse des droits de l'opposition, de la pratique institutionnelle, de l'hyper-concentration des pouvoirs entre les mains du Président..."

Le député socialiste met en garde sur la future révision constitutionnelle qui, si elle ne prend pas en compte la nécessité de l'équilibre des pouvoirs, renforcera le "césarisme républicain".


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