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Décès d'une femme SDF : "De grâce, pas de leçons !", s'agace Mézard face à l'interpellation de La France insoumise

Lors de la séance des questions au gouvernement, le député LFI Adrien Quatennens a accusé la majorité et le gouvernement de "mettre la réalité sous le tapis". Le ministre de la Cohésion des territoires Jacques Mézard lui a répondu, jugeant notamment "le ton agressif" de l'élu du Nord "intolérable".

"De grâce, pas de leçons ! Nous sommes tous avec la même responsabilité ici !" Mardi, lors de la séance des questions au gouvernement, le ministre de la Cohésion des territoires Jacques Mézard a haussé le ton face à la mise en cause du député La France insoumise Adrien Quatennens.

Ce dernier a évoqué le décès, dans la nuit de dimanche à lundi, d'une femme sans abri dans le 9e arrondissement de Paris, accusant la majorité de "mettre la réalité sous le tapis". Adrien Quatennens a notamment cité les propos du député LREM Sylvain Maillard qui a affirmé que "même dans les cas de grand froid, certains SDF ne souhaitent pas être mis à l'abri".

Selon la fédération des acteurs de la solidarité, parmi les personnes qui ont sollicité le 115 durant l'hiver dernier, 48% n'ont jamais été hébergés et l'absence de places disponibles reste le motif de non-attribution dans 68% des cas.Adrien Quatennens

"Le gouvernement a mis des moyens !"

"La réalité vous rattrapera toujours car les chiffres augmentent", a lancé le député, accusant le gouvernement d'"accabler les victimes de [ses] échecs".

Jacques Mézard lui a répondu, affirmant dans un premier temps que "la mort d'une femme ou d'un homme, dans la rue ou ailleurs, est toujours un drame". Le ministre de la Cohésion des territoires a ensuite précisé que la femme décédée "n'avait pas donné signe de vie au Samu social depuis trois ans" et qu'"une maraude de la Croix-Rouge" était "passée la voir samedi soir" :

Elle a effectivement refusé de suivre [ses membres].Jacques Mézard

Défendant un gouvernement qui "agit", le ministre a critiqué le "ton agressif" d'Adrien Quatennens, qu'il a jugé "intolérable" : "Le gouvernement a mis des moyens qui n'ont jamais été égalés à ce jour !", a ajouté Jacques Mézard.