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Hazan doute des mesures du gouvernement pour réduire la surpopulation carcérale

Invitée vendredi dans Politique matin, Adeline Hazan, la contrôleure générale des lieux de privation de liberté, pense que les mesures de l'exécutif vont au contraire faire augmenter le nombre de personnes incarcérées en France.

Des mesures en trompe-l'œil pour faire diminuer la surpopulation carcérale ? La contrôleure générale des lieux de privation de liberté critique les annonces du chef de l'Etat, mardi dernier. "Quand on examine au plus près les mesures qui ont été annoncées sur le prononcé des peines, nous nous apercevons qu'il n'est pas certain que cela fasse véritablement baisser la surpopulation carcérale", lance Adeline Hazan sur notre plateau, vendredi.

En cause, la volonté notamment d'Emmanuel Macron de supprimer les peines d'emprisonnement de moins d'un mois. "Il y a environ 300 personnes par an qui purgent des peines d'un mois, donc ça ne va pas faire baisser considérablement le nombre de détenus...", remarque la contrôleure général des prisons.

En revanche, Adeline Hazan s'inquiète de la volonté du président de mettre fin à l'aménagement des peines de prison comprises entre un an et deux ans : "La suppression de l'aménagement pour ces peines - qui constituent une grosse partie des personnes incarcérées - risque d'anéantir la baisse (de la population carcérale, ndlr) invoquée. Il y a une véritable erreur !"

Les 7000 places de prison supplémentaires d'ici à 2022, promises par Emmanuel Macron, pourraient se révéler particulièrement nécessaires pour ne pas voir encore augmenter le taux particulièrement élevé de la surpopulation carcérale.


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