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Manuel Valls assure que l'état d'urgence n'est pas "liberticide"

Le député a pris la parole, jeudi à l’Assemblée, pour défendre le bilan de cette mesure instaurée lorsqu'il était premier ministre. Il répondait à une élue France insoumise, qui dénonçait le "détournement" de l'état d'urgence contre les syndicalistes et les militants politiques.


Pour sa première intervention dans l'hémicycle depuis le début de la législature, Manuel Valls s'est fait chaudement applaudir par ses nouveaux collègues de La République en marche. L'ancien socialiste est monté au créneau pour défendre la mise en place de l'état d'urgence depuis le 13 novembre 2015, lorsqu'il était encore à Matignon :

Nous avons fait la démonstration, collectivement, que nous pouvons faire face au terrorisme qui nous mène cette guerre, que nous pouvons décréter l'état d'urgence tout en préservant les libertés fondamentales.Manuel Valls, député rattaché REM

Dans l'hémicycle, Manuel Valls n'a guère apprécié la proposition d'amendement de la députée France insoumise Bénédicte Taurine, qui avait exigé quelques minutes plus tôt "un rapport concernant le détournement de l'état d'urgence contre les syndicalistes, militants syndicalistes et politiques". La député citait notamment une publication de l'ONG Amnesty international dénonçant l'emploi "abusif" de certaines mesures permises par l'état d'urgence, comme les assignations à résidence ou l'interdiction de manifester.

L'amendement a été rejeté et les députés ont ensuite voté la sixième (et théoriquement dernière) prorogation de l'état d'urgence jusqu'au 1er novembre 2017.

Vidéo avec Marie Labat