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Notre-Dame-des-Landes : l'abandon du projet d'aéroport au centre des QAG

Edouard Philippe a été interrogé par plusieurs députés, mercredi lors de la séance des questions au gouvernement, sur sa décision de mettre un terme au dossier. L'élu LR des Côtes-d'Armor Marc Le Fur a notamment accusé "Paris d'abandonner les Bretons en rase campagne" et "de ne pas respecter les territoires".

Quelques heures après l'annonce par le gouvernement de l'abandon du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, Edouard Philippe a dû répondre mercredi à de nombreuses interpellations de députés sur ce projet, qu'il a qualifié d'"ancien et dépassé".

Ce choix va "à l'encontre de toutes les décisions qui ont été prises par les élus locaux dans leur très grande majorité ces dernières années" et "à l'encontre des citoyens qui s'étaient exprimés à travers un référendum", a ainsi affirmé Franck Riester, le président du groupe UDI, Agir et Indépendants.

"Décision irrévocable"

La critique la plus virulente a été celle de Marc Le Fur. L'élu LR des Côtes-d'Armor a affirmé que "Paris abandonne les Bretons en rase campagne". "C'est une gifle, on nous prive du droit au développement. Le gouvernement ne respecte pas les territoires ! ", s'est insurgé le député.

"La décision est prise, je l'ai dit, elle est irrévocable", a répondu Edouard Philippe, qui a ajouté qu'"au printemps, les occupants sans titre qui demeureraient sur des parcelles seront expulsés".

L'abandon du projet d'aéroport a été salué sur les bancs du MoDem et de la République en Marche mais aussi par l'élue La France insoumise Mathilde Panot : "C'est pour nous une immense victoire !", a lancé la députée du Val-de-Marne.

"Je crains de devoir vous dire que si j'ai pris cette décision, je ne l'ai pas fait pour vous faire plaisir !", lui a répondu le Premier ministre, qui a voulu montrer sa fermeté l'égard des "zadistes".